Mardi 10 novembre 2009
Les draps absents
Des matins d’été
Ont des airs
D’avant première.

Sur une courbe rougeâtre
Marilyn se prélasse

La palette brûlante
Des arbres jurassiens
Et pour seul réconfort
Les flammes de l’amphore

Dans un ciel drôlement frais
Le balais des corbeaux

Les hommes courbent la tête
Face à la saison morte
Saison qui se marie
Dès que tombe la pluie

Alors rien sur l’ardoise
Traces de baguettes chinoises

Reste l’enfant prodigue
Sur sa tête les boucles
Sont bouclées.
Par macsinge
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Mardi 10 novembre 2009
Foutrement parlant, on s’en sort

Poutrement parlant, ça bosse

À part, ça, s‘avale.

Pantalonnement parlant, ceinture.

Chaussurement parlant, c’est le pied.

À part ça, savate.

Équèrement parlant, c’est carré.

Chromanioquirement parlant, ça roule.

À part ça, ça va.

Matoumatiquement parlant, au poil.

Felliniment parlant, c’est mou. ( Grand personnage retombant toujours sur ses pattes, à qui la manivelle a infelliniment souris ).

À part chat, chat va.

Donc tout va plutôt pas mal, sauf Ted, il broie du noir, et a du revendre son appart.

Par macsinge
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Dimanche 25 octobre 2009
Les femmes sont des êtres insupportables 
jusqu'au moment ou elles posent leurs mains
sur vos épaules. 
Par macsinge
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Dimanche 25 octobre 2009
Et il croyait
et du noir il broyait
à chaque désillusion.

Et il dansait
quand tous évitent les gouttes
quand tous évitent écoute !
tu l'entendras chanter.

Et il riait,
voyait partout des clowns,
des prisons de couleurs,
des frissons car pour l'heure,
il fait déjà très frais. 

Et un peu fatigué,
de ne jamais rien trouver,
il alla s'allonger
à l'ombre d'une jeune fille en pleurs,
pour d'un geste dernier
tout couvrir de malheur.  
Par macsinge
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Dimanche 25 octobre 2009
Les grands arbres
comme les plus petits
ont l'air de rester silencieux
Mais c'est juste qu'ils cherchent leurs mots.

Ça ne doit pas être facile
car quand on est un arbre
et que l'on montre ses fruits
on a déjà, presque tout dit. 
Par macsinge
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Mardi 22 septembre 2009
Et quelques orgueilleux se cachent
dans les gros nuages
Ils passent sans être vus
au dessus des têtes
Les têtes qui disent "bonjour " puis
"il va pleuvoir ".
Les têtes qui se lèvent vers le ciel
mais ne voient pas plus loin que le bout de leurs nez.
Et quelques orgueilleux osent parfois
sortir un oeil des gros nuages.
Ils sont satisfaits d'être à mille lieux
de la populace.
Alors ils se recouchent sur les matelas blancs
et respirent l'air du temps.

Par macsinge
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Mardi 22 septembre 2009

.

Et la pensée

Revient vers toi

 

Les nuits bercées

Par des ombres égyptiennes.

 

D’abord toi

Puis l’absence,

Puis l’absence de toi,

 

Puis toi, retrouvée

Par morceaux chez les autres.

 

Et à nouveau toi,

Qu’il faut apprivoiser.

 

Ne sois pas jaloux

De ses cigarettes.

 

Qu’il est doux l’arc en ciel,

Qui se pose sur ses cheveux à chaque sourire.

Le soleil en la regardant, ne fait que s'y refléter.

 

Elle, la lumière,

La chaleur et l’éclat,

De millions d’amour.

 

Pas besoin d’écrire ton histoire,

Elle se lit tous les jours,

Dans les arbres, les feuilles des saisons,

Le soleil et la terre, et la vie dans l’eau,

Dans les nuages de rêves, quand les merveilles se couchent,

Et puis…

 

Dans la nuit étoilée.

 

On ne voit dans les montagnes que la forme de ton corps.

Je rêve d’écrire un jour, nos mille et une nuits.

 

Et tu passes comme passent

Ces feuilles roses,

Ces fleurs du bout du monde,

D’une légende japonaise.

 

Les murailles que tu installes,

Nul ne peut les briser

Je me ferai lierre, pour mieux les caresser.

 

Automne et hiver, ont puisé en leur sein les plus belles créations.

Ils en ont fait l’iris, et le sourire discret

Et le sourire secret que tu offres parfois.

 

Nous sommes les enfants

Encerclés de barrières

Puis encerclés de sérieux.

Enfants qui se regardent, se chamaillent et puis pleurent,

Pour à nouveau courir,

Jouer jusqu'à tomber par terre.

 

Avec ou sans toi

Je m’assieds par terre.

Avec ou sans toi

Par terre je veux m’asseoir.

 

Se dire «  tiens, c’est joli »

Ou bien rien dire du tout.

 
Ô je t'aime
je t'aime comme le soleil

je t'aime comme la crème
que l'on met sur ce gâteau trop cuit,
même que l'on s'est rendu compte
que ça l'avait rendu meilleur.

Je t'aime comme les rideaux
les rideaux de soie,
qui ondulent quand le vent les caresse, 
qui se dénudent à peine quand la lumière se fait.

Je t'aime comme le crépitement du feu, 
et la flamme hypnotique, puis comme l'eau 
qui toujours est musique.

Je t'aime comme la joie, de faire un arc en ciel
avec l'eau du tuyau d'arrosage.

Je t'aime comme le dosage si subtil, de la haine dans l'amour.

Je t'aime et c'est ainsi, confettis de mystère dans notre 
étalage de prévisions.

Je t'aime comme les dunes, douces dames laissant dériver parfois
quelques trainées de vies.

Je t'aime comme l'absurde, face à l'abjecte insolence
de ceux qui ne rient jamais d'eux mêmes.
 

Je t’aime comme la terreur des corridas.

Je t’aime autant que moi.

Comme les traces d’un verre

Sur une table sombre, que l’on étale du doigt,

L’air ailleurs.

Comme cette robe, portée le soir

Qui devient bien plus que du tissu.

 

Je t’aime comme les couleurs

Mélangées d’une palette.

Comme cette palette que l’artiste

Laisse sécher toute la nuit

Avant de la recouvrir, le lendemain matin,

De nouvelles couleurs, pour un nouveau dessin.

 

Et l’appel de la route, c’est pour toi qu’il se fait,

Les petits chemins, les oiseaux invisibles,

Les cafés du matin près d’une cascade sans nom.

 

Car je ne fais, plus la différence, il n’y a

Plus de forêts, il n’y a que des clairières.

Le mot distance a perdu,

Jusqu'à ces cinq sens.

Par macsinge
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Mardi 22 septembre 2009

 Je vis dans une pièce

Ou même les pages des livres

Se mettent à grincer

Quand on les caresse.

Au dessus de ma tête

Un crucifix de trois pieds.

Au dessous de ma tête

Le corps d’un homme qui ne cesse de vieillir.

Par macsinge
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Mardi 22 septembre 2009

 Il était bourgeon

Et bien

Il restera bourgeon

 

Et avec le bourdon en prime

Et les crimes pour seuls pucerons

Et les crimes pour seule évolution

 

Il était bourgeon

Et bien

Il restera bourgeon

 

Au bout d’une branche bougonne

Pointant les six pieds sous terre

Et, pourquoi pas, douze pieds…

…mhm…oui, mettez m’en douze

Et ajoutez donc une malédiction indienne,

Ou bien une autre,

Peut importe la malédiction

 

Il était bourgeon

Il restera bourgeon.

Par macsinge
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Mardi 22 septembre 2009

 Le général

Crache sa fumée

Et l’on voit

Apparaître

Tout doucement

S’élever au dessus

De la moustache grasse

Et juteuse

La forme du

Champignon atomique.

Par macsinge
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